Les impôts locaux à Rungis

Le bulletin municipal de mars 2015 n’aura pas suffi pour bien faire comprendre aux Rungissois les raisons de l’augmentation importante de leurs impôts locaux. Un supplément a été nécessaire pour faire passer la pilule. Les communes de la région parisienne qui ont augmenté leurs taxes d’habitation et foncières sont exceptionnelles. (voir l’article du Parisien du vendredi 17 avril 2015).

Selon Mr le Maire, l’augmentation des taxes locales n’aurait eu pour but que de compenser la perte de la DGF (dotation générale de fonctionnement), soit 3 millions d’euros, que l’Etat a décidé de supprimer. Alors que rien n’est encore précisé à ce jour, il nous affirme que dès 2016, le transfert de la fiscalité des entreprises à la Métropole du Grand Paris impliquerait un manque à gagner de 11,317 millions d’euros. Il oublie de dire que notre ville n’est pas endettée et qu’elle dispose d’une cagnotte de 8 millions d’euros.Selon Mr le Maire, l’augmentation des taxes locales n’aurait eu pour but que de compenser la perte de la DGF (dotation générale de fonctionnement), soit 3 millions d’euros, que l’Etat a décidé de supprimer. Alors que rien n’est encore précisé à ce jour, il nous affirme que dès 2016, le transfert de la fiscalité des entreprises à la Métropole du Grand Paris impliquerait un manque à gagner de 11,317 millions d’euros. Il oublie de dire que notre ville n’est pas endettée et qu’elle dispose d’une cagnotte de 8 millions d’euros.

Bien sûr Mr le Maire a toujours en tête des projets somptueux tels que le « palais de la danse et de la musique » et une piscine qui pourraient vite mettre nos finances locales en déficit.

Soyons lucides : Le budget de fonctionnement de la ville est de l’ordre de 32 millions d’euros pour 5700 habitants (5614 euros par habitant) !

A titre indicatif, en 2014, Rungis était classée 115ème parmi les villes (36000 communes) dont les dépenses de fonctionnement étaient les plus élevées en France (soit 4335 euros par habitant en 2014). L’augmentation des dépenses de fonctionnement a donc été de 29,5 % en un an !

Pour résoudre le problème de nos ressources financières, il y aurait 2 solutions : Réduire d’autant les dépenses de fonctionnement et d’investissement ou ne pas y toucher et augmenter les impôts locaux.

La deuxième solution a été retenue par Mr. le Maire, car c’est la plus simple et elle ne nécessite que quelques minutes, calculette en mains sur un coin de table.

Adapter notre train de vie municipal et réduire nos dépenses de fonctionnement et d’investissement demanderaient de la volonté et du travail :

Réduire nos dépenses de fonctionnement :

Le maire revendique « vouloir le meilleur pour les Rungissois… tenir compte des besoins de la population…réduire les charges de fonctionnement et notre superflu ! » (Supplément au bulletin de mars 2015).

Quels sont les besoins des Rungissois ? :

Les Rungissois, ont – ils besoin d’une piscine ? Sans aucune consultation, des « études » ont été prévues pour 63000 euros. Dans ses campagnes électorales antérieures, Mr. le Maire considérait pourtant les coûts de fonctionnement d’une piscine municipale comme exorbitants et prohibitifs. Il envisage de faire partager les coûts de construction de cette piscine avec l’ICADE dont la vocation essentielle est de gérer des immeubles de bureaux.

Quant au « Palais de la danse et de la musique », aucune information de la Mairie sauf l’existence d’une provision d’un montant de 36000 euros pour études en 2015. Un budget de 20 millions d’euros a été prévu. A titre d’exemple, le conservatoire d’Antony a coûté 3 fois moins cher.

Lors de la cérémonie des vœux pour l’année 2016, Mr. Le Maire a rappelé qu’il avait toujours l’ambition de réaliser la construction de ces établissements malgré les restrictions budgétaires annoncées.

Plus généralement, pour Mr. le Maire, faire des économies en matière de dépenses de fonctionnement est un « chantier important qui sera réparti sur plusieurs années, sur lequel chefs de services et associations sont appelés à faire des efforts ».

Autrement dit, la balle est dans le camp des services et des associations. A eux de se serrer volontairement la ceinture. D’ailleurs, certaines associations rungissoises parmi les plus anciennes et les plus appréciées ont vu leurs subventions réduites pour l’année 2016.

D’autre part, les services municipaux consomment près de 40% du budget global de fonctionnement. Quant aux associations, on en dénombre environ 70 pour 5700 habitants, soit une pour 80 habitants en comptant les nouveaux nés.

Le « Grand Paris » : un argument fallacieux qui ne tient pas la route :

Avec la réserve financière de 8 millions d’euros, Mr. le Maire a fait de la surenchère en augmentant délibérément nos impôts locaux de 20%. Certes, la décision a dû être prise avant les élections régionales, mais le « matelas » était bien suffisamment conséquent pour éviter cette mesure. Rien ne l’obligeait à la prendre, une réduction du « train de vie » de la commune aurait dû suffire.

Aujourd’hui, les élections régionales ont fait de Valérie Pécresse, la nouvelle présidente de la Région Ile – de – France. Avec Anne Hidalgo, maire de Paris elles voient toutes deux d’un mauvais œil la mise en place de cette nouvelle strate administrative que serait la « Métropole du Grand Paris ».

Il est donc « urgent d’attendre » et si Mr. le Maire avait été informé comme il se doit de l’être au même titre que les Maires des autres communes, il aurait adopté cette démarche comme l’ont fait beaucoup villes voisines.

Nos 3 propositions :

– Réduire la sous-traitance, optimiser le fonctionnement des services municipaux,

– Faire le ménage dans les subventions et développer davantage le bénévolat (Il y a beaucoup de retraités à Rungis).

– Supprimer des projets à utilité douteuse qui mettraient notre ville en déficit.

Ce sont les vrais et seuls chantiers à mener dès cette année 2016 pour éviter de ponctionner davantage les Rungissois. Souhaitons pour tous que Mr. le Maire s’engage enfin à réduire voire abandonner ses projets de construction budgétivores à la baisse ainsi que les frais de fonctionnement en perpétuelle augmentation. Les retraites, les salaires sont gelés depuis quelques années. Augmenter les taxes locales, c’est diminuer d’office le pouvoir d’achat des Rungissois. Pourtant dans le bulletin municipal du mois de novembre 2015, le Maire envisage à nouveau d’augmenter les impôts locaux de 22% en 2016 dans l’objectif d’atteindre le taux moyen pondéré des autres communes.

Allons ! gouverner c’est prévoir, mais c’est souvent savoir être raisonnable.

 

Février 2016.